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COMITE DEPARTEMENTAL HANDISPORT HAUTE-GARONNE
LUCAS DIDIER
Pongiste au club de Tennis de Table Plaisançois, plusieurs fois champion de France jeunes moins de 21 ans, 3e au championnat d’Europe en Suède.
 
Le CDH 31 vous propose de découvrir une interview de Lucas Didier, réalisée par Marine (volontaire en service civique).
 
Bonjour Lucas !
Lucas : Oui bonjour !
 
Pour commencer j’aimerais savoir depuis quand tu pratiques le tennis de table ?
Lucas : ça fait à peu près 10 ans que j’en fait. J’ai commencé vers l’âge de 7-8 ans et j’ai pratiqué dans un club à côté de chez moi, à côté de Toulouse qui est à Plaisance-du-Touch.
 
D’accord, et pourquoi tu as choisi cette discipline ?
Lucas : En fait, il y avait déjà mon frère qui était à la natation. A côté de chez nous, il y avait la natation et le tennis de table, et puis comme mes parents ne voulaient pas me mettre dans le même sport que mon frère pour pas qu’il y ait de rivalités, ils m’ont mis au tennis de table.
 
D’accord je vois, et tu as déjà tester un autre sport ou tu as toujours pratiqué le tennis de table ?
Lucas : J’ai toujours pratiqué le tennis de table, j’ai un peu nagé quand j’étais petit mais c’était à côté, ce n’était pas...c’était pour apprendre à nager.
 
Et donc qu’est-ce que cette discipline te procure dans ta vie de tous les jours ?
Lucas : Et bien en fait elle m’aide à m’organiser, à gérer le stress notamment sur les grosses compétitions comme les championnats d’Europe où on en a beaucoup, elle m’aide à être calme. Ça m’aide dans pas mal de moments de la vie quotidienne où il faut se calmer, où on est stressé.
 
D’accord.  Maintenant je souhaitais te demander quelle est ta situation de handicap ?
Lucas : Alors j’ai les pieds bots et un genou recurvacum et en tennis de table du coup je suis en classe 9. Tu sais comment ça marche ?
 
Non, justement j’allais te poser la question !
Lucas : Alors on est classés de 10 à 1, sachant que de 10 à 6 ce sont les debouts et les 5 à 1 ce sont les fauteuils. Les plus petits handicaps ils sont classés 10 et plus on a un gros handicap, plus on descend dans la classification. Si par exemple une personne est amputée d’un seul bras, il joue debout et il sera qu’à 10, si quelqu’un a de gros handicaps au niveau des jambes et qu’il ne peut pas trop se déplacer il sera dans les classes 7,6.
 
Ok, finalement c’est un peu le même principe pour d’autres sports. Et tu prépares un bac à côté ou tu es déjà étudiant cette année ?
Lucas : Oui je prépare un bac, je suis en bac option Math-Physique comme maintenant il n’y a plus les filières, et je n’ai pas d’aménagement à côté pour le sport que je pratique. C’est un peu difficile vu que je m’entraîne tous les soirs.
 
J’imagine. Combien d’heures tu t’entraînes par semaine ?
Lucas : Environ 15h par semaine.
 
Et donc tu arrives à concilier les deux en même temps ?
Lucas : C’est difficile, mais pour le moment j’y arrive.
 
En tant que sportif de haut niveau pourrais-tu me dire quelles distinctions/quel palmarès tu as pu recevoir ?
Lucas : Oui, alors je ne les ai pas tous dans la tête mais je sais que j’ai gagné plusieurs fois les championnats de France jeunes moins de 21 ans, j’ai fait les Open en Italie, en Pologne. J’ai fait les Jeux Européens de la Jeunesse en Finlande, j’ai fait un Open en Belgique. Puis, plus récemment j’ai fait les Championnats d’Europe en Suède où je termine 3e de poule sur 4 et je fais un 1/4 de finale en simple. Et le dernier tournoi en date, c’était avant le covid et c’était la Pologne où je sors de poule et je perds après, en finale en double.
 
Et étant donné que tu as 17 ans, à quel moment tu as basculé dans le haut niveau ?
Lucas : Quand j’ai commencé le handisport, donc c’était il y a à peu près 4-5 ans.
 
En peu de temps tu as fait énormément de choses, tu as beaucoup voyagé !
Lucas : C’est bien rempli oui !
 
Et quelles sont tes sources de motivation ?
Lucas : Eh bien on va dire que j’en ai une seule, c’est que ça me plaît de jouer au ping-pong en fait, je ne m’en lasse pas, je prends plaisir à jouer.
 
Quels sont tes futurs objectifs sportifs ?
Lucas : Alors, ben là du coup ça va être le TQP, le Tournoi de Qualification Paralympique pour les Jeux de Tokyo. Donc si jamais je joue un bon résultat là-dessus, je pourrais aller faire les Jeux. A court terme, ce serait donc d’y aller. Et puis à plus long terme, ce serait de participer aux Jeux de Paris aussi en 2024.
 
Au regard du sport, quel regard tu portes sur cette saison avec la covid ?
Lucas : C’est une saison un peu vide, il n’y a pas eu trop de compétitions, la dernière c’était...je ne me souviens plus il y a combien de temps, à peu près il y a un an et demi en Pologne. Puis là, il n’y a plus rien, la seule compétition qui est maintenue c’est le TQP qui aura lieu en Slovaquie en juin et on ne sait même pas s’il va être maintenu.
 
Et sinon tu peux toujours t’entraîner quand même à côté ?
Lucas : Oui, avec le statut sportif de haut niveau et vu qu’il y en a d’autres dans le club, on peut arriver à s’entraîner.
 
Est-ce que tu aurais un petit mot pour conclure cet entretien ou quelque chose que tu souhaiterais aborder ?
Lucas : Non, pas spécialement non.
 
Eh bien alors je te remercie beaucoup pour ta participation à cette interview. Je te souhaite une très belle continuation et le meilleur dans tes projets à venir !
Lucas : D’accord, merci !

Mars 2021.