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COMITE DEPARTEMENTAL HANDISPORT HAUTE-GARONNE
Ugo Didier
Champion du monde 100 m dos en (Mexico, 2016)
Champion d’Europe (Dublin, 2018)
Spécialité : 100m dos et 400m nage libre
 
Le CDH 31 vous propose de découvrir une interview de Ugo DIDIER, réalisée par Marine (volontaire en service civique).
 
Bonjour Ugo,
Bonjour Marine,
 
Tout d’abord je voulais savoir, depuis quand pratiques-tu la natation ?
Ugo : Alors moi, j’ai commencé la natation à l’âge de 8 ans, du coup ça fait 11 ans que j’en fais. Je suis licencié au club du Cercle des Nageurs de Cugnaux et en parallèle je m’entraîne aussi avec les Dauphins du TOEC.
 
Et ta spécialité ?
Ugo : 100m dos avec le 400m nage libre aussi.
 
D’accord, et pourquoi la natation ?
Ugo : Eh bien j’ai choisi la natation un peu par défaut puisque c’était un peu le seul sport que je pouvais faire. Je ne pouvais pas courir, je ne pouvais pas sauter, je n’étais pas forcément mis au courant de toutes les adaptations qui étaient possibles au niveau handisportif. Je pouvais faire de la natation comme les valides, donc je me suis mis à la natation. En gros, mon handicap ça va m’empêcher de courir, de sauter, de pousser fort au mur, bon beaucoup tout ce qui est terrestre quoi.
 
Et qu’est-ce que la natation te procure dans ta vie quotidienne ?
Ugo : Ah bah, beaucoup de choses. Je nage tous les jours, 2 fois par jour, ça me procure déjà du plaisir puisque je ne ferais pas tous ces entraînements sans plaisir. Voilà, je retrouve aussi tous mes copains, mes camarades d’entraînements et mes coachs. C’est aussi de la satisfaction, le plaisir de m’entraîner et de faire des compétitions aussi, donc de partir en stage.
 
D’accord. Tu es étudiant ?
Ugo : Ouais, je suis étudiant à l’INSA de Toulouse, donc l’Institut National des Sciences Appliqués et je suis en deuxième année.
 
Et comment concilier ta carrière sportive en même temps que tes études ?
Ugo : L’INSA propose une section sportive de haut niveau, donc dans laquelle je fais partie et du coup ils proposent des aménagements pour les cours, des aménagements pour les compétitions et les stages. Donc c’est plus pratique, surtout les aménagements dans l’emploi du temps, c’est-à-dire que si on a des cours qui coïncident avec les entraînements ou les compétitions, on peut se permettre de les reporter pour pouvoir continuer à s’entraîner, mais ça reste quand même compliqué.
 
D’accord. J’aimerais parler de ton statut de haut niveau, quel est ton palmarès ?
Ugo : En 2016 j’ai été Champion du Monde au Mexique au 100m dos, l’année d’après Champion d’Europe en 2018 à Dublin. Et puis, en 2019 j’ai fait vice-champion du Monde sur 100m dos, et puis aussi une médaille de bronze sur le 400m nage libre à Londres.
 
Quelles sont tes sources de motivation ?
Ugo : J’en ai pas mal, déjà c’est le plaisir parce que sans, je pense que ça ne marcherait pas. Et puis forcément gagner c’est, bon voilà hein écoute. Voilà, aussi retrouver les copains à l’entraînement, passer de bons moments à l’entraînement. Et ça fait déjà pas mal. Ouais gagner une médaille aux Jeux Paralympiques, c’est une bonne source de motivation !
 
C’est ton objectif pour les Jeux, est-ce que tu en as d’autres objectifs ?
Ugo : Ah ben, l’objectif un peu de rêve ce serait un record du monde et puis une médaille d’or. Puis, l’objectif disons plus réaliste ce serait une médaille quoi. J’ai des objectifs de temps personnels que l’on a vus avec mon coach, des temps à améliorer au fur et à mesure de l’année pour arriver à un palier, un objectif pendant les Jeux quoi.
 
D’accord. Est-ce que tes objectifs de cette année ont été atteints ?
Ugo : Non, vu que les compétitions n’ont pas eu lieu. On a eu un manque de compétitions, donc pas trop de moyen de se tester, de savoir où on en est. Forcément avec le confinement j’ai régressé c’est sûr, ça a été très dur de revenir à un niveau à peu près similaire à celui que j’avais fin 2019. Mais j’y suis arrivé, et l’objectif maintenant c’est de devenir meilleur pour pouvoir faire de meilleurs temps aux Jeux.
 
Ok super. Et quelle est la plus belle expérience de compétition que tu aies vécue ?
Ugo : Euh...je pense que ça va être les Championnat du Monde de Londres et une course en particulier, le 400m donc là où j’ai fait une médaille de bronze, parce qu’en fait c’était une course qui était très spéciale. Je ne m’étais même pas qualifié au Championnat d’Europe l’année d’avant (2018). Donc je n’étais même pas finaliste, et puis en fait la course se décompose en 2 étapes, la première c’est des séries qui permettent de déterminer les 8 finalistes. Et donc au cours des séries, je fais un super temps, j’améliore mon temps de 6 secondes, un truc que je ne pensais pas du tout faire. Donc je suis super content, je rentre en finale avec le 3e meilleur temps, ce qui est déjà super ! Au niveau des sensations, ce que je ressentais était incroyable, une course comme je n’avais encore jamais vécu. C’était très serré, on était 4 à finir à 1 seconde près. Donc, à revoir c’est une course super et ouais, je dirais que c’est ça mon meilleur souvenir, cette course.
 
D’accord. J’ai fini avec mes questions, merci beaucoup d’avoir participé en tout cas à cette interview. Je te souhaite bonne continuation et tout le meilleur qui puisse t’arriver pour Tokyo 2021.
Ugo : Eh bien avec grand plaisir.

Novembre 2020.